Rechercher

« On ne peut rêver que si on a les pieds sur terre. Plus les racines sont profondes, plus les branches sont porteuses ».

Juliette Binoche


Des appuis forts et stables, c’est se permettre de pouvoir bouger librement au-dessus. C’est avoir confiance en ses deux pieds pour se laisser porter jusqu’aux étoiles. Mais la force de ses racines (ou de ses ancrages au sol) n’est pas la seule condition à posséder pour se protéger du risque de se blesser.

Petit rappel du dernier article Le Passeport Santé - Késako ?


Comme nous avons pu le constater dans la littérature et dans nos statistiques tirés de l’analyse des Passeports Santé de 2017-2018, le taux de blessures est élevé chez les jeunes danseurs : on les retrouve principalement au niveau des membres inférieurs (avec une prédominance aux pieds et aux chevilles), à la suite dans la majeure partie des cas à des mécanismes d’overuse. Les danseurs pré-professionnels sont soumis à un rythme de travail soutenu, à une activité physique plus intense que pour d’autres jeunes du même âge, augmentant alors les risques de blessures relatifs à la charge de travail.


Sur l’année scolaire 2017-2018, 59 % des tendinopathies concernaient le tendon d’Achille. Ce type de tendinopathie peut apparaître suite à du surentrainement ou à un changement dans la charge/volume de travail, en lien avec une hyperpronation des pieds ou à une mauvaise technique.

Avoir des pieds plats a également été observé chez de nombreux danseurs (cause de 36 % des prescriptions de semelles orthopédiques) : l’hyperpronation est fréquente chez les danseurs et peut jouer sur l’incidence des plaintes musculosquelettiques au niveau des pieds, des genoux, des hanches et du dos.

De plus, les entorses de cheville ont également été très rapportées sur l’année 2017-2018, blessures communément retrouvées dans d’autres écoles de danse. Des facteurs tels qu’un mauvais alignement anatomique, une mauvaise préparation ou technique, la surface de travail, le chaussage, la température ambiante, la charge et l’intensité de travail… peuvent augmenter le risque d’incidence de ce type d’atteinte.


Pour y associer des chiffres, 81,6 % des entorses et 72 % des tendinopathies rapportées par les élèves de 2017-2018 concernaient la cheville et le pied. De plus, la pratique des pointes augmente le risque de blessures chez les femmes.

Graphique réintroduit ici pour bien visualiser la prédominance des atteintes aux pieds et aux chevilles.

Une mauvaise technique est considérée dans la littérature comme un facteur de risque de blessure : en tant que pré-professionnels et donc étudiants, les jeunes danseurs sont plus sujets à ce type de risque, apprenant et cherchant à se perfectionner tout au long de leur formation. Par la recherche de la perfection, des déséquilibres peuvent se créer et par la répétition, sur le long terme, aboutir à des blessures. Ainsi, la mise en place de mesures de prévention devient essentielle, et ce, dès les premières années de formation en école de danse, afin de préserver au mieux son capital santé pour assurer une plus grande longévité à sa future carrière professionnelle. La cheville et le pied, « nos racines », semblent donc être des points clés à aborder.


Spécifique pied et cheville


Dans un cadre préventif, il est intéressant dans un premier temps d’effectuer des exercices ciblant une articulation/un groupe musculaire de manière spécifique. En effet, il a été montré que des adaptations d’une région spécifique telles que des améliorations du recrutement des fibres musculaires, de la force maximale… seraient à l’origine d’améliorations des performances. Les danseurs sont connus pour solliciter leurs chevilles dans des amplitudes extrêmes de flexion dorsale (en demi-plié) et de flexion plantaire (sur pointes).

Ces mouvements ne résultent pas seulement du travail de cette seule articulation : 70 % de la talo-crurale et 30 % des os du pied contribuent à atteindre ces amplitudes extrêmes. De plus, les chevilles sont fortement mises à contribution par les danseurs dans leur quotidien, notamment dans les sauts, très nombreux en pratique. Néanmoins, une trop forte intensité d'entraînement et de répétitions peut aboutir à une surcharge de cette région du corps et à des blessures. Améliorer la mobilité de sa cheville (souplesse – force – stabilité/contrôle neuromusculaire) serait un moyen de réduire ces risques de blessure.


Un premier exercice, qui peut être également intégré dans tous les échauffements, est de mobiliser sa cheville dans l’ensemble des amplitudes qu’elle peut effectuer contre la résistance d’un élastique (légère pour échauffement, modérée pour renforcement).

Mobilité de la cheville contre résistance


1 : Flexion plantaire avec dissociation des orteils.

2 : Inversion (flexion plantaire + le pied qu’on emmène vers l’intérieur)

3 : Flexion dorsale

4 : Eversion (flexion dorsale + le pied qu’on emmène vers l’extérieur)

En position assise au sol, 10 répétitions de chaque mouvement, puis changer de pied. Chercher le contrôle plus que la vitesse. Seuls la cheville et le pied bougent

Le pied est la région du corps qui nous permet de prendre appui au sol. Avoir de bons appuis est essentiel pour une fonctionnalité optimale du corps ainsi qu’une bonne stabilité. Pieds à plat, les points d’ancrage se font au niveau de la tête des 1er et 5ème métatarsiens (bases des orteils) et du talon. Dans le cas d’une hyperpronation du pied, les appuis sont majorés sur l’arche médiale (axe du 1er orteil) qui s’affaisse sur le sol. Suite à ce déséquilibre, les articulations du dessus (genou, hanche…) peuvent également être déséquilibrées.


Avoir un pied fort, c’est donc avoir un pied assez solide pour soutenir l’ensemble du poids du corps. Le travail des muscles intrinsèques du pied devient essentiel pour assurer la force de son arche médiale et de ses appuis au sol. Voici deux exercices pour vous aider dans cet objectif :

Renforcement des muscles intrinsèques contre élastique


Assis sur une chaise, hanche/genou/cheville à 90°, pied en position neutre.

Avec un élastique (de faible résistance) :

  • Gros orteil : l’élever avec la bande élastique. Pousser l’orteil contre l’élastique pour toucher le sol. Les autres orteils doivent rester en contact avec le sol sans crisper. Tenir la position 5 secondes et remonter avec contrôle vers la position initiale. Faire 10 répétitions.

  • Même exercice pour le 5ème orteil.

Essayer de percevoir la base d’appui au sol (points bleus).

Puis changer de pied.

Travail des muscles intrinsèques et extrinsèques du pied


En position debout, en appui sur un seul pied, à plat, le genou légèrement fléchi.

Venir décoller les orteils, tenir 1 à 2 secondes puis les reposer au sol sans laisser l’arche médiale du pied s’affaisser au sol. Répéter 5 à 10 fois pour chaque pied. Se concentrer sur le contrôle du mouvement, la force et stabilité de la voûte plantaire.

Bien que les danseurs de ballet passent énormément de temps sur ½ pointes, il a été démontré qu’ils étaient moins endurants au niveau des triceps suraux (les mollets) en comparaison avec des non-danseurs : les jeunes danseurs montaient plus haut sur ½ pointes mais effectuaient moins de répétitions. Cette faiblesse a été mise en lien avec un tendon d’Achille plus court et une surcharge du Long Fléchisseur de l’Hallux (LFH). L’exercice suivant devient essentiel dans la prévention principalement des tendinopathies d’Achille et des entorses de cheville.

Single leg calf raises


En équilibre sur un pied, à la barre. Effectuer entre 12 et 25 répétitions. Ne pas hésiter à inclure cet exercice à la fin de la barre avant le travail au centre.

1 seconde pour monter/1 seconde pour descendre.

La qualité est importante : contrôle de la fin d’amplitude.

Mouvement vertical, alignement de la cheville, contrôle du bassin, de la hanche et du genou.

Extension de genou et position neutre du membre inférieur (pied parallèle).

Ne pas agripper le sol avec les orteils.

Sur ½ pointe, le centre de gravité doit se projeter au niveau de la base du 2ème orteil/tête du 2ème métatarsien (rond dessiné). Si vous avez du mal à ressentir cet appui, n’hésitez pas dans les premières répétitions de cet exercice à placer un petit carré de mousse en ce point sous votre pied.


Pour travailler plus spécifiquement la stabilité et le contrôle, ce même exercice peut se faire contre la résistance d’un élastique (légère). Faire passer l’élastique sur la face latérale de la cheville. De la position à plat, monter sur ½ pointes en bipodal. Expirer en redescendant. Le mouvement doit être bien contrôlé : résister face à l’élastique et garder l’alignement du pied. 10 répétitions. Puis 10 répétitions avec l’élastique passé sur la face médiale de la cheville. Puis autre cheville.

Si vous vous sentez à l’aise dans cet exercice, vous pouvez aller plus vite et faire des petits pulses (toujours avec contrôle).


Pour renforcer plus spécifiquement (non montré dans la vidéo), l’exercice initial peut être effectué avec une charge additionnelle (haltères dans les mains, sac à dos chargé). Effectuer une seule série entre 8 et 12 répétitions selon vos capacités.

Travail global


Renforcer spécifiquement une articulation a ses avantages mais n’est pas suffisante à elle-seule pour une prévention optimale. Comme nous avons pu le constater, la majorité des plaintes musculosquelettiques serait liée à la chaîne cinématique du membre inférieur, allant des pieds aux lombaires. Des mauvaises réceptions de sauts ou laisser le pied rouler/s’affaisser sont des mécanismes typiques de blessures. La mécanique de la cheville ne devrait pas être considérée comme une entité singulière mais être intégrée dans un ensemble plus global qu’est le membre inférieur. Trop de contraintes sur les chevilles peuvent amener à une fatigue plus rapide ; d’où l’intérêt de regarder la chaîne cinématique du membre inférieur (des lombaires aux orteils) dans son ensemble afin de cibler d’éventuelles dysfonctions ou compensations liées à une technique, des douleurs, une blessure actuelle ou passée, une nouvelle intensité de travail, la fatigue…


Exemple

Pour reprendre les résultats du Passeport Santé de 2017-2018, la première préoccupation des jeunes danseurs était d’améliorer les capacités de leurs membres inférieurs (12,8 % des réponses). Dans la littérature, on retrouve que les élèves cherchent en priorité à améliorer leur en-dehors, l’extension de leurs jambes et la force de leurs pieds. Pourtant, certains danseurs n’atteindront jamais l’en-dehors parfait en raison d’une insuffisance en rotation latérale de hanche, ce qu’ils devront accepter plutôt que de « forcer » dessus : cela pourrait engendrer des compensations comme une antéversion du bassin, une hyperpronation des pieds, une griffe des orteils… facteurs de risque de douleurs et blessures au niveau lombaire et des membres inférieurs. On peut donc se rendre compte qu’un déficit dans une certaine région du corps peut être à l’origine de douleurs/blessures dans d’autres. C’est pourquoi une blessure à la cheville peut survenir à cause d’un déficit au niveau de la hanche par exemple. Hyperpronation des pieds et tendinopathie d’Achille ont toutes deux étaient mises en lien avec des stratégies de compensation dans le but d’améliorer son en-dehors.


Un programme d’entraînement, quel qu’il soit, se doit donc de lier des exercices spécifiques et ciblés avec des exercices plus globaux et corps entier.


Il est donc recommandé d’effectuer divers exercices comme les squats, les fentes, du gainage… qui sollicitent le corps dans son entier. Diverses variantes sont possibles : squats relevés sur ½ pointes/sautés/statique/pieds largeur du bassin ou squats sumo… Fentes avant/arrière/latérales/croisées/alternées ou unilatérales/sautées… Gainage de face/côté/avec oscillations/spider/mountain climbers… À vous de choisir selon vos capacités, vos envies, vos objectifs… En restant au poids du corps ou en travaillant avec des poids et/ou des élastiques. Rester à l’écoute de votre corps : dépassez-vous en respectant vos limites et des temps de repos adaptés.


Pour plus d'informations sur l'entrainement physique, vous pouvez lire l'article Focus Fitness


Quelques exercices sont décrits ci-dessous : ce sont des exercices de renforcement et de stabilité sollicitant l’ensemble des membres inférieurs, mais demandant également une tenue du tronc et du haut du corps (gainage). Le fait de les effectuer en appui sur une seule jambe va vous demander davantage de force pour supporter l’ensemble du poids de votre corps (qui habituellement est réparti sur vos deux jambes) et de capacités à vous stabiliser.

Ce ne sont que des propositions ; il existe différentes manières de recruter des mêmes muscles, différentes variantes des exercices ci-dessous pour jouer sur la difficulté d'exécution du mouvement.

Pont pelvien unipodal


Allongé sur le dos, genoux pliés. Soulever une jambe, soit en la gardant tendue soit en posant le pied sur l’autre cuisse (les deux options sont montrées dans la vidéo, à vous de choisir celle dans laquelle vous êtes le plus à l’aise). Soulever le bassin sur l’inspiration jusqu’à un alignement épaules-bassin-genou de terre (ne pas creuser le bas du dos), tenir 1 à 2 secondes la position et contrôler la descente sur l’expiration. Essayer de ne pas prendre appui sur vos bras, de bien vous ancrer dans le sol sur votre pied d’appui et de bien garder la jambe de terre dans l’axe (ne pas la laisser se balader de droite à gauche). Bien pousser dans la hanche pour recruter les muscles extenseurs (fessiers et ischio-jambiers) et bien conserver son bassin à l’horizontal (stabilisation). Répéter le mouvement 10 fois avant de changer de jambe. Effectuer 3 séries.

Pistol squat


Effectuer un squat sur un seul pied à plat. Lorsque vous sentez la chaise, ne vous asseyez pas mais remontez de suite (la chaise sert de repère. Plus elle sera basse, et plus l’exercice sera difficile).

Montée latérale sur une marche


Sur une marche d’escalier ou box solide, se mettre de profil, prendre appui sur un pied et monter de manière dynamique. Tout aussi contrôlé, retenir la descente.

Ces deux derniers exercices sollicitent principalement les quadriceps et les fessiers mais également l’ensemble du corps (gainage) et la stabilité (appui unipodal au sol, horizontalité du bassin). Attention à ne pas laisser le pied et le bassin s’affaisser et empêcher le genou de partir en dedans (celui-ci doit rester en alignement avec les orteils).


Des déséquilibres musculaires au niveau de la cheville et au niveau de la hanche sont à l’origine de déséquilibres posturaux. On retrouve entre ces deux articulations celle du genou, qui en cas de déséquilibres sus ou sous-jacent, sera également sujette à de nouvelles contraintes, dont la tendance à partir en dedans. Cela peut s’observer dans des exercices plutôt statique (équilibre sur un pied) ou dynamique (sauts). Les exercices qui suivent ont pour but de renforcer le contrôle neuromusculaire et postural, en statique et en dynamique.

Star Excursion Balance Test


En équilibre sur un pied, en parallèle, à plat, le genou légèrement fléchi. Venir toucher avec l’autre pied le plus loin possible dans différentes directions (devant, diagonale, côté, diagonale, derrière, diagonale… toutes ces directions ne sont pas présentes dans la vidéo) et revenir à la position initiale. Ce n’est pas un exercice de vitesse, mais de contrôle. Le genou doit bien rester aligné avec l’axe des orteils, le bassin à l’horizontal et le pied fort.

Il existe quelques variantes pour augmenter la difficulté une fois l’exercice bien maîtrisé (ne pas combiner plusieurs variantes dès le départ) : en 1ère position, yeux fermés, sur sol « instable » (tapis, mousse, herbe, sable…), remplacer les pointés par des ronds-de-jambe/arabesques/développés…


Petit point littérature

Il a été démontré que les danseurs sont très dépendants des afférences visuelles pour se stabiliser/s’équilibrer. En salle de classe, les miroirs aident beaucoup à se corriger et à trouver des ancrages visuels pour danser. Pourtant, danser sur scène est une expérience totalement différente où le danseur ne peut pas autant se reposer sur sa vision (différents éclairages, absence de miroir). La proprioception (perception, consciente ou non, des différentes parties de son corps dans l’espace) devient un élément complémentaire à travailler. De plus, il a été montré que les jeunes danseurs étaient moins stables avec les pieds parallèles ou les yeux fermés pour effectuer un grand plié. L’instabilité, associée à un mauvais alignement genou-pied, augmente les contraintes sur les différentes articulations, et donc les risques de blessure. D’où l’importance de faire des exercices pour renforcer ses capacités d’équilibre dans diverses positions des pieds et conditions visuelles.

Hop (saut sur un pied)


Effectuer des sauts sur un pied. Tenir l’équilibre quelques secondes à la réception. En effectuer plusieurs avec contrôle sur chaque jambe. Pour varier : 3 sauts consécutifs sur un pied avant de se stabiliser, sauts latéraux/vers l’arrière, d’une surface stable à instable (sol dur vers trampoline, mousse, herbe, sable…).

Ne pas hésiter à intégrer dans les exercices des mouvements de danse pour mieux appréhender ces notions d’alignement et de contrôle dans des mouvements de votre pratique quotidienne.


Conclusion


Bien qu’en tant que danseur les pieds soient fortement sollicités, cela ne signifie pas qu’ils soient assez fort pour tenir la cadence et garder le reste du corps en bon équilibre. Les pieds sont les pierres angulaires servant de base à nos appuis, qui demandent à être travaillés et renforcés. Pourtant, même avec de solides racines, si un déséquilibre survient plus haut, c’est l’ensemble du corps et donc du mouvement dansé qui peut être altéré. Toujours travailler dans les mêmes amplitudes et positions, c’est certes se créer une zone de confort, mais c’est aussi se créer des déséquilibres en sollicitant des articulations/des muscles/des amplitudes plus que d’autres. L'être humain a été créé pour bouger ! Sortir de sa zone de confort, c’est se challenger pour progresser, c’est se renforcer pour mieux apprendre à voler, c’est devenir meilleur que son propre soi de la veille.

Attention si contre-indication médicale.

Ces exercices sont proposés pour un entraînement quotidien dans un cadre de prévention des blessures : ils ne remplacent en aucun cas un programme de réhabilitation dans le contexte d’une blessure avérée. De plus, si vous avez des douleurs avant, pendant ou après la réalisation d’un ou plusieurs exercices, n’hésitez pas à vous tourner vers l'un de vos enseignants ou le Pôle Santé.

N’hésitez pas également à demander conseils auprès des différents professionnels si vous souhaitez des exercices précis et à faire des séances en groupe (pour avoir des retours sur votre posture durant l'exécution des exercices par exemple, mais surtout, pour se faire plaisir tous ensemble. C’est toujours plus motivant à plusieurs !).


Références


Bruyneel, Bertrand, Mesure, 2018. Influence of foot position and vision on dynamic postural strategies during the “grand plié” ballet movement (squatting) in young and adult ballet dancers. Neurosci. Lett. 678, 22–28.

Cimelli, Curran, 2012. Influence of Turnout on Foot Posture and its Relationship to Overuse Musculoskeletal Injury in Professional Contemporary Dancers: a Preliminary Investigation. J. Am. Podiatr. Med. Assoc. 102, 25–33.

de Mello, de Sá Ferreira, Ramiro Felicio, 2017. Postural Control During Different Unipodal Positions in Professional Ballet Dancers. J. Dance Med. Sci. 21, 151–155.

Delahunt, Remus, 2019. Risk Factors for Lateral Ankle Sprains and Chronic Ankle Instability. J. Athl. Train. 54, 611–616.

Ekegren, Quested, Brodrick, 2014. Injuries in pre-professional ballet dancers: Incidence, characteristics and consequences. J. Sci. Med. Sport 17, 271–275.

Hall, Chomistek, Kingma, Docherty, 2018. Balance- and Strength-Training Protocols to Improve Chronic Ankle Instability Deficits, Part I: Assessing Clinical Outcome Measures. J. Athl. Train. 53, 568–577.

Jacobs, Cassidy, Hincapié, 2012. Musculoskeletal Injuries and Pain in Dancers: A Systematic Review Update. J. Dance Med. Sci. 16, 74–84.

Krasnow, Mainwaring, Kerr, 1999. Injury, Stress, and Perfectionism in Young Dancers and Gymnasts. J. Dance Med. Sci. 3, 51–58.

Nowacki, Air, Rietveld, 2012. Hyperpronation in Dancers. J. Dance Med. Sci. 16, 126–132.

O’Loughlin, Hodgkins, Kennedy, 2008. Ankle Sprains and Instability in Dancers. Clin. Sports Med. 27, 247–262.

Rice, Nimphius, 2020. When Task Constraints Delimit Movement Strategy: Implications for Isolated Joint Training in Dancers. Front. Sports Act. Living 2, 49.

Russell, McEwan, Koutedakis, Wyon, 2008. Clinical Anatomy and Biomechanics of the Ankle in Dance. J. Dance Med. Sci. 12, 75–82.

Russell, Shave, Kruse, Koutedakis, Wyon, 2011. Ankle and Foot Contributions to Extreme Plantar- and Dorsiflexion in Female Ballet Dancers. Foot Ankle Int. 32, 183–188.

Terada, Pfile, Pietrosimone, Gribble, 2013. Effects of Chronic Ankle Instability on Energy Dissipation in the Lower Extremity. Med. Sci. Sports Exerc. 45, 2120–2128.

Yau, Golightly, Richardson, Runfola, Waller, Marshall, 2017. Potential Predictors of Injury Among Pre-Professional Ballet and Contemporary Dancers. J. Dance Med. Sci. 21, 53–63.

Zellers, van Ostrand, Silbernagel, 2017. Calf Endurance and Achilles Tendon Structure in Classical Ballet Dancers. J. Dance Med. Sci. 21, 64–69.


Références des images


Demi-plié https://www.dance-teacher.com/demi-pli--2573957711.html

Pointes https://www.attitude-diffusion.com/pointes/21-pointes-merlet-sylphide-.html

Points d'appui au sol - Formation de l'Agence EBP "Le pied et la cheville dans le sport et la danse" par le Dr Susan Mayes (2020)

Dernièrement, il a été proposé à l'ensemble des élèves du PNSD Rosella Hightower de remplir le Passeport Santé 2020-2021. Mais qu'est-ce-que c'est et à quoi cela va-t-il bien pouvoir servir ?


Le Passeport Santé a été créé en 2017 par Chloé SAUMADE, coordinatrice et ostéopathe du Pôle Santé du PNSD Rosella Hightower. Ce formulaire a pour but de retracer la santé de chaque danseur, afin d’optimiser le suivi personnalisé de sa santé tout au long de son cursus de formation.


Les objectifs du Passeport Santé :

  • Prévention des blessures

  • Objectivation de la progression

  • Collecte de données pour des projets de recherche


Globalement, le Passeport Santé aborde plusieurs grands thèmes : les informations générales, les antécédents relatifs à la santé, les douleurs chroniques, certaines fonctions du corps humain (cardio-vasculaire, digestive…), la forme physique, la connaissance et l’estime de soi.


Chaque danseur est appelé à le remplir individuellement et de manière la plus précise possible. Il pourra alors le présenter lors de ses rendez-vous médicaux pour optimiser la prise en charge qui pourra lui être proposée, afin que celle-ci soit bien adaptée à sa personne. Ses données restent confidentielles et ne sauront être partagées sans son accord.


Dans le cadre de l’école, des statistiques seront établis sur l’ensemble des Passeports Santé afin de promouvoir des programmes de prévention adaptés à l’ensemble des élèves. Le but est ici de limiter le risque de blessure et d’optimiser la santé, le bien-être et les performances des danseurs au quotidien. Aucun Passeport Santé ne sera analysé individuellement sans un accord préalable du danseur, ou en dehors d'une prise en charge par un professionnel du Pôle Santé.


Pour les danseurs ayant consenti à participer à des projets de recherche approuvés et encadrés par le Pôle Santé, leurs données seront utilisées de manière anonyme et analysées d’un point de vue collectif (pas de jugement sur un individu).


Afin de mieux comprendre ce qui peut être fait avec ces données, voici dans un premier temps les résultats bruts des Passeports Santé 2017-2018.

  • Données démographiques

109 Passeports Santé ont été récoltés en début d’année scolaire 2017-2018 : cette population se composait de 80 filles (73,4 %) et de 29 garçons (26,6 %). Âgés de 10 à 22 ans (14,8 ± 2,83), les jeunes danseurs suivaient principalement des cours de classique et de contemporain.


Tableau 1 – Données démographiques (N=109)

  • Antécédents médicaux et douleurs chroniques

93,6 % des étudiants ont rapporté au moins un antécédent médical.


Tableau 2 – Antécédents médicaux (N=109)

53,2 % des étudiants ont rapporté des douleurs chroniques ou un inconfort occasionnel, en mentionnant entre 1 et 3 régions du corps douloureuses. 68,75 % des étudiants avec scoliose (16) sont des filles (11).


L’asthme et le syndrome d’Osgood-Schlatter ont été les principales pathologies chroniques rapportées (52,6 % et 15,8 % respectivement). Les chirurgies sont relativement variées (réduction de fracture, méniscectomie, dents de sagesse, végétations…). Au niveau du crâne, les céphalées et porter des lunettes/lentilles étaient le plus mentionnés (46,3 % et 29,3 % respectivement), tandis que les allergies constituaient la majorité des indications cardio-vasculaires rapportées (86,7 %). Les douleurs d’estomac et les problèmes digestifs comptaient pour 78,9 % des plaintes digestives. Enfin, les dysfonctions menstruelles ont majoritairement été rapportées comme troubles gynécologiques (90 %).


La chaîne cinématique du membre inférieur était dans la majorité des cas concernée pour tout ce qui était relatif à la prescription de semelles/talonnettes orthopédiques. On observe que la cause principale de prescription est l'affaissement de la voûte plantaire (aussi appelé "pieds plats").

Graphique 1 – Causes de prescription de semelles/talonnettes orthopédiques


La majorité des tendinopathies rapportées concernaient le tendon d’Achille (59 %).


  • Fatigue, qualité du sommeil, humeur, stress et intensité de la douleur

Seulement 20 étudiants ont rempli la partie du questionnaire concernant la fatigue, la qualité du sommeil, l’humeur, le stress et les douleurs chroniques (échelle de 0 à 10, où 0 représente la meilleure condition et 10 la pire).


Tableau 3 – Fatigue, qualité du sommeil, humeur, stress, intensité de la douleur rapportés par les étudiants

  • Connaissance et estime de soi

En moyenne, 3 pistes d’améliorations étaient mentionnées pour 2 points considérés comme maîtrisés par le danseur.


Tableau 4 – Les points où le danseur se sent le plus à l'aise vs les pistes d'amélioration rapportés par chaque étudiant

Les aspects techniques (27 %), les pirouettes (14 %) et les sauts (15 %) ont été les points majoritairement mentionnés par les danseurs comme maîtrisés. Alors que les aspects techniques étaient également prévalents dans les pistes d’amélioration (12,5 %), les membres inférieurs étaient la région du corps à améliorer en tout premier point (12,8 %). La 3ème piste d’amélioration principalement mentionnée était le travail de l’en-dehors (11 %). Bien que la majorité des catégories ont été retrouvées autant en pistes d’amélioration qu’en points maîtrisés, la forme physique (force musculaire, puissance, endurance, dynamique) et « rentrer les côtes » ont seulement été cités comme à améliorer.


83 % des étudiants qui ont répondu à la question demandant de mettre en relation leur douleur actuelle et leurs antécédents médicaux (42 réponses) ont évoqué un lien entre l’un de leur problème médical passé ou actuel et un point précis qu’ils souhaiteraient améliorer. 3 danseurs ont établi un lien entre un mouvement technique et une douleur apparue après le travail d’un point en particulier. 2 danseurs ont mentionné un lien entre leur douleur actuelle et leurs antécédents médicaux. 1 étudiant a abordé la relation entre sa scoliose et ses performances (troubles cardio-vasculaires, asthme, malformation thoracique). Et 1 danseur a fait la connexion entre ses tensions et sa posture au niveau du haut de son corps.


  • Rapport annuel du Pôle Santé

En plus des données du Passeport Santé, nous utilisons également dans nos travaux le rapport sur l’année scolaire de l’ensemble des plaintes de santé ayant amené à consulter au Pôle Santé.


Sur l’année scolaire 2017-2018, une douleur a été rapportée par au moins un élève dans chaque niveau. Au contraire, les traumatismes (entorse, fracture, luxation) et le syndrome d’Osgood-Schlatter n’ont été rapportés que par des élèves d’Elémentaire 1 à Secondaire. Des atteintes chroniques (périostite, tendinopathie, arthropathie) ont été rapportées par des élèves des niveaux Elémentaire 1 à DNSP 1. Les étudiants en DNSP 3 qui ont consulté le Pôle Santé n’ont rapporté que des épisodes de douleur.


Une douleur sans diagnostic a été la plainte majoritairement rapportée (42 %) parmi les 62 consultations relevées sur l’année (pour 45 danseurs de notre échantillon, soit 41 % des étudiants). 11 entorses de chevilles, dont 3 d’entre elles étaient des rechutes, ont été relevées.

Les problèmes de santé du danseur touchent principalement le membre inférieur (cheville et pied, genou et hanche). Les pathologies chroniques concernent principalement les genoux, les chevilles et les pieds (44,4 % chacun), alors que les fractures ont majoritairement été reportées au niveau du membre supérieur (51,2 %). La luxation se tient principalement au membre supérieur (épaule – 28,6 %) et au niveau des genoux (patella – 28,6 %). Les entorses sont majoritairement prévalentes aux chevilles (81,6 %), tout comme pour les tendinopathies (72 %).

Graphique 3 – Localisation des antécédents médicaux et des plaintes de santé rapportées sur l’année 2017-2018

À partir de ces données, il est possible de se poser une question précise et d’analyser les données au regard de cette problématique afin d’essayer d’y répondre. Voici la présentation d'un projet de recherche qui s'est basé sur les données des Passeports Santé et des rapports du Pôle Santé 2017-2018.

Nous nous étions intéressés ici à la douleur et aux facteurs associés chez les danseurs pré-professionnels.

Suite à ce projet, quelques modifications ont été apportées au Passeport Santé avant de le proposer aux élèves pour cette nouvelle rentrée 2020-2021.

Nous souhaitons que divers projets de recherche soient menés afin de promouvoir la santé et le bien-être des danseurs.

Déjà, un projet va être mené par une étudiante en Masso-Kinésithérapie de l'EUKCVL d'Orléans, par rapport aux fractures chez les danseurs pré-professionnels.

Indépendamment du Passeport Santé, un projet de recherche va être mené par une étudiante en Psychologie auprès des élèves du PNSD.


Nous souhaitons remercier l'ensemble des élèves du PNSD Rosella Hightower pour leur investissement.

Nous sommes réellement fiers de pouvoir mener de tels projets au sein de l'école et espérons que cela apportera une meilleure compréhension de la santé et du bien-être des danseurs, ainsi que de meilleures pratiques et actions adaptées à leurs besoins réels.


À très vite pour un premier retour sur les résultats généraux des Passeports Santé 2020-2021.

En Mars 2020, certains élèves du PNSD Rosella Hightower, sur la base du volontariat, ont participé à un travail de recherche mené par Morgan Dondin, dans le cadre de son Master 2 de Psychologie Clinique de la Santé à l'Université Paris Descartes.


Voici un retour de son travail :

La question de recherche de cette étude était d’évaluer quels étaient les liens entre la douleur, les blessures et des aspects physiques et psychologiques chez des danseurs classique préprofessionnels enfants et adolescents.

Les aspects physiques pris en compte étaient la fatigue, l’indice de masse corporelle et l’hypermobilité articulaire. Les aspects psychologiques étaient l’anxiété et la fatigue psychique liée au sport.


Les mesures se sont faites en deux temps :

Dans un premier temps, les élèves avaient une mesure physique, où nous leur faisions exécuter des mouvements simples afin de déterminer leur score d’hypermobilité articulaire (c’est-à-dire leur niveau de souplesse).


Exemple : hyperextension du poignet


Dans un second temps, ils avaient un ensemble de questionnaires à remplir :

  • Un questionnaire sociodémographique relevant le nombre d’années de pratiques de la danse, le nombre d’heures par semaine, leur classe, la prise de traitement ou non, la présence d’une maladie ou non, leur niveau de fatigue et leur niveau de douleur.

  • Un questionnaire nommé l’échelle d’anxiété pour enfants de Spence, permettant d’évaluer le niveau d’anxiété chez les enfants et adolescents.

  • Un questionnaire de Fatigue de l’Enfant Sportif (QFES), évaluant la fatigue liée à différents domaines de l’entrainement sportif : la performance sportive, l’appétit et le sommeil, la motivation, l’attention et la concentration, le comportement relationnel, ainsi que la confiance.

  • Un tableau où ils devaient indiquer les blessures qu’ils avaient subies au cours des 18 derniers mois lors de leur pratique de la danse.

La participation des élèves se faisait sur la base du volontariat. Toutes les données ont été récoltées, analysées et conservées de manière anonyme : il est donc impossible de relier quelconque information à un élève. De plus, aucune donnée n’a été analysée individuellement, car les analyses se sont faites sur les moyennes obtenues sur tout le groupe de participants.


Au total, 73 élèves ont participé à cette étude (18 hommes, 55 femmes), avec une moyenne d’âge de 13,8 ans. Le score d’hypermobilité moyen était de 4,82 sur 9 pour le groupe entier. Cependant, on a observé que les femmes étaient en moyenne plus hypermobiles que les hommes, avec une moyenne de 5,31 pour les femmes et de 3,33 pour les hommes, ce qui était attendu, car de manière générale, les femmes sont plus souples que les hommes.



Les élèves ont rapporté un total de 74 blessures sur les 18 derniers mois avant la passation de cette étude. 53 blessures chez les femmes et 21 chez les hommes. 28 participants ont indiqué n’avoir eu aucune blessure sur cette période. Et 10 participants ont indiqué être blessé au moment de l’étude. Parmi les 74 blessures obtenues par 45 des participants, 14 blessures concernaient le haut du corps et 60 blessures touchaient les membres inférieurs (majoritairement des entorses de cheville). Les participants devaient indiquer la cause de la blessure. Nous avons donc pu déterminer les trois principales causes de blessures : une surutilisation (38 % des blessures), un faux mouvement (34 % des blessures) et les chutes (17,5 % des blessures). Les 10,5 % restants n’avaient pas de cause identifiée par les participants. Suite à une blessure, les participants ont manqué en moyenne 9,26 jours d’entrainements, mais indiquaient avoir nécessité en moyenne 34,01 jours pour le rétablissement de la blessure. Ce qui indique donc que les participants reprennent en moyenne la danse avant que leur blessure ne soit totalement rétablie.


Le score d’anxiété moyen était de 36,74 (sur un total de 114) indiquant que le niveau d’anxiété moyen des élèves n’était pas élevé, mais dans le seuil normal. Le score moyen à l’échelle de fatigue de l’enfant sportif était de 35,51 sur 120. Ils étaient donc en-dessous du seuil de fatigue anormale de 45.


Les analyses statistiques des données obtenues ont permis de relever plusieurs liens entre nos facteurs, le niveau de douleur et le nombre de blessures. Nous avons observé que plus le score de fatigue augmentait, plus le niveau de douleur rapporté par les élèves augmentait. Plus la fatigue était importante, plus les élèves manquaient d’entrainements suite à une blessure. Le nombre de blessures était lié au niveau de douleur et au nombre d’entrainements manqués. De plus, nous avons observé que plus les participants avaient un niveau d’anxiété élevé, plus leur niveau de fatigue était élevé également. Suite à cela, des analyses plus poussées ont été effectuées pour mieux comprendre les liens entre les facteurs.


Nous avons donc remarqué que le niveau de fatigue générale et la fatigue liée à l’activité sportive prédisaient le niveau de douleur. Ceci signifie que plus le niveau de fatigue augmentera, notamment lié à une pratique intensive de la danse sans récupération efficace par la suite, plus la personne exprimera des niveaux de douleur plus élevés. Un autre résultat important que nous avons observé est que plus un élève est souple, plus il risque de se blesser. Ce résultat n’est pas surprenant du fait que la souplesse articulaire (l’hypermobilité) est associée à une certaine fragilité des tissus.



En conclusion de cette étude, nous avons observé qu’auprès de cette population, le niveau d’anxiété n’entrait pas en jeu dans le risque de blessure, ni dans le niveau de douleur perçue. En revanche, la fatigue impacte le niveau de douleur perçue. Cependant avec nos résultats nous ne pouvons pas définir la cause de cette relation. Nous pouvons émettre l’hypothèse que la fatigue impacte nos capacités d’adaptation et de faire face à des situations telles que la douleur, faisant que nous la ressentons plus.

Une autre hypothèse serait que la fatigue liée à l’entrainement se répercute dans le corps et augmente la perception de douleur liée à l’activité de la danse qui est exigeante physiquement.

Cependant, ce ne sont que des hypothèses proposées et des recherches plus poussées sur ces résultats doivent être menées pour en comprendre la cause.

Malgré cela, nous avons vu que la fatigue n’augmentait pas le risque de se blesser. En revanche, un des facteurs qui augmente le risque de blessure est l’hypermobilité articulaire. Ceci peut s’expliquer par le fait que la littérature a démontré que plus une personne est souple, plus elle nécessite de renforcer les zones articulaires afin de compenser la laxité de l’articulation. Des études futures pourraient permettre d’évaluer la mise en place de prises en charge adaptées à chaque personne en fonction de son niveau de souplesse, afin de proposer des exercices spécifiques à chacun pour améliorer la stabilité, le contrôle et la force des zones hyper mobiles, pour minimiser le risque de blessure (notamment des entorses et luxations).


En remerciant tous les élèves pour leur participation et les membres de l’école de danse ayant permis la réalisation de cette recherche.

Je reste à votre disposition pour tout renseignement supplémentaire (morgan.dondin@gmail.com).


Morgan Dondin

Références des images :

https://www.doctissimo.fr/forme/diaporamas/stretching-exercices/Etirement-du-poignet

https://soirmag.lesoir.be/171856/article/2018-08-07/articulations-trop-souples

https://avenuedeladanse.fr/conseils/a-quel-age-les-enfants-peuvent-commencer-la-danse/

ADMR Dance©2017 - Tous droits réservés - info@pole-sante-danse.com