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Les statistiques obtenues suite à l’analyse des 109 Passeports Santé de l’année scolaire 2017-2018 ont montré que 52,3 % des élèves interrogés du PNSD Rosella Hightower avaient rapporté des douleurs chroniques et/ou inconforts occasionnels. Certains danseurs ont mentionné jusqu’à 6 parties différentes de leur corps qui leur étaient douloureuses au quotidien.


Les élèves ont également mentionné danser quotidiennement avec des douleurs d’intensité modérée, et ce, dès le début de l’année académique (score de 3,65 ± 2,11 sur une échelle de 0 à 10). Cette intensité tendrait, selon la littérature, à augmenter notamment durant les périodes d’examens et de représentations.


Sur l’ensemble de l’année 2017-2018, 42 % des plaintes rapportées en consultations au Pôle Santé concernaient des douleurs (sans diagnostic particulier). Des épisodes de douleurs ont été retrouvés chez au moins un élève dans chaque niveau.


L’expérience de la douleur semble donc quotidienne et tous les danseurs, quel que soient leurs années d’expérience, doivent apprendre à la gérer au quotidien.

Mais qu’est-ce-que la douleur chez un danseur ?



Une augmentation de la perception de la douleur est considérée comme un « red flag » : elle est liée à une augmentation du risque de blessure (c’est également vrai pour la fatigue. Se sentir plus fatigué au quotidien augmente le risque de se blesser).


Tout au long de leur vie professionnelle, les danseurs doivent pouvoir identifier à quel type de douleur ils font face afin d’éviter qu’elle n’évolue en blessure. Exprimer sa douleur est un moyen d’apprendre à la contrôler et à la gérer efficacement, savoir-faire indispensable au quotidien dû au fait que la douleur est associée aux capacités de performance des danseurs.

De plus, avoir une meilleure compréhension de la douleur permet d’avoir une meilleure relation avec celle-ci et donc d’avoir moins de peur ou d’anxiété en cas d’épisode douloureux. Différentes stratégies de prévention, de protection et de récupération existent : chaque individu étant unique, il devient propre à chacun de trouver les approches qui lui conviennent au mieux pour comprendre et gérer ses maux au quotidien.

Il ne faut pas attendre le dernier moment pour demander conseils : il faut agir rapidement pour contrôler la douleur quand elle n’est encore seulement qu’une douleur de performance.


L’une des problématiques du jeune danseur est entre autres de comprendre ses douleurs quotidiennes en lien avec les changements rencontrés tout au long de l’adolescence et de sa formation. C’est à lui d’expérimenter, d’apprendre à écouter et connaître son corps.


Pour conclure, comprendre les signaux douloureux et les multiples facteurs qui leur sont liés constitue une première approche dans la prévention des blessures, de la santé et du bien-être des danseurs, ainsi que dans la connaissance de leur propre corps et de leurs limites personnelles.


L’image de l’infographie correspond à l’affiche de la création de Marie Chouinard, bODY_rEMIX/lesvARIATIONS_gOLDBERG (créée au Festival International de Danse Contemporaine de la Biennale de Venise, Italie, le 18 Juin 2005), présentant une danseuse en équilibre sur pointes et supportée par des béquilles. Mentionnée par Fortin et Trudelle dans leur article de 2006, cette affiche évoque deux aspects de la danse contemporaine : d’une part la richesse d’imagination des chorégraphies contemporaines, et d’autre part que les danseurs ont mal. Les risques pour la santé sont bien réels et ne doivent pas être négligés.


La question finale a été tirée et traduite de l’étude de Bellan et al.


Les références sont à retrouver dans l'infographie.

In the context of my MSc Dance Science at the University of Wolverhampton, I created the poster below which I wished to share you today.





This poster was designed to show the benefits of practicing dance on health components in everyday life. Nevertheless, promoting an active lifestyle seems as important nowadays. In this context of Covid-19, maintaining a moderate physical activity on a daily basis might be a real challenge, while many individuals took time during lockdown to adapt their physical activity or try new ones in their daily environment. So why not trying dance ?


Against inactivity and its consequences on health and well-being, it was shown that dance provides several benefits on functional, metabolic, psychological and social components. Dance is a way to stay active as well as express yourself and feel included in a group dynamic. Each individual, whatever their age and background, can gain such benefits from dancing.


Humans are designed for moving : staying at home for a long period of time has threatened our freedom of movement, and maybe in the same way, our humanity itself. However, dance (and all the Arts’ field) has continued to share its soul through performances’ repeats, training courses, interviews, social networks, choreography competitions and challenges… Even in companies and dance schools, classes and training were assured online. Dance was also a way to connect people wherever they were.


Individuals for whom dance practice is necessary for their health because of ageing and/or diseases, online courses were also planned in order for them to maintain a regular and adapted physical activity. You could find several accounts in this video, entitled “Dance for Health Interventions during a Global Pandemic… and Beyond” and shared by IADMS.


It is also important to note that practicing a physical activity should be adapted to individual abilities. As dance is characterized by diverse types of techniques, everybody can find his/her heart’s desire. Besides, as respiratory infection is one of the main features of Covid-19, such practice should stay at a moderate level of intensity. Indeed, low or high levels of training intensity are related to higher risk of upper respiratory tract infection and alteration of the inflammatory response. A moderate intensity of practice is the best way to protect as well as improve your cardiorespiratory fitness.


Risk of infection related to amount and intensity of exercise

(Image available)


In this way, practicing dance on a regular basis and at moderate intensity can help to favour a good health over time for everyone. Do not forget that physical activity is not the only factor to participate in fitness and well-being: having a healthy nutrition, maintaining social connections, blossoming in her/his professional and private life… are as important and essential, whatever the situation. We live difficult periods sometimes, but as humans, together, we have tools to go through them. And dance may be one of these tools.



If you have had Covid-19 symptoms, you should see your general practitioner or another health professional according to your situation before beginning or coming back to dance practice.



If you are interested in Dance for Health, you can also read our previous post (in French) about Dance Creative Wellness Foundation and their forum, which took place on the 14th and 15th of February 2018.

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